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Introduction au risque cyber pour dirigeants d’entreprise

La cybersécurité devient un sujet dans les salons (privés et professionnels) et les salles de réunion. Cependant, pour de nombreux dirigeants d’entreprise, le paysage des menaces et des vulnérabilités informatiques reste en partie énigmatique. Et c’est compréhensible…

Bienvenue dans cet article conçu pour démystifier certaines de ces complexités. Sans plonger trop profondément dans le jargon technique, nous explorons les types de risques auxquels votre organisation pourrait être confrontée et pourquoi la compréhension de ces risques revêt une importance que vous ne soupçonnez peut-être pas.

Commençons donc ce voyage dans le monde de la cybersécurité pour à ceux qui prennent les décisions stratégiques dans leurs entreprises.

📚 La nature des menaces cybernétiques

La nature des menaces est de plus en plus complexe, sophistiquée et dynamique. Bien loin du stéréotype du hacker solitaire dans un sous-sol, les menaces cyber d’aujourd’hui émanent de diverses sources qui ont évolué en sophistication et en ambition. Comprendre cette situation complexe est essentiel pour monter une défense efficace.

Parmi les développements les plus préoccupants figurent les cyberattaques parrainées par des États. Celles-ci sont orchestrées par des gouvernements ou des agences et visent souvent l’espionnage, la perturbation ou la recherche d’un avantage concurrentiel sur la scène mondiale. Alors que l’objectif peut parfois être le vol de données à des fins politiques, d’autres fois, il peut être plus violent, comme la perturbation de l’infrastructure critique d’un pays. Cette évolution indique un passage des cyberattaques qui étaient autrefois simplement une préoccupation sectorielle ou individuelle à une question de sécurité nationale.

Tout aussi préoccupante est la croissance des réseaux de cybercriminalité, qui opèrent avec un niveau d’organisation et de sophistication comparable à celui des entreprises légitimes. Ces unités de crime organisé sont passées des simples escroqueries ou des violations de données. Elles emploient désormais des hackers hautement qualifiés et investissent dans des technologies avancées pour pénétrer les réseaux sécurisés, en exploitant souvent la puissance de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique pour contourner les mesures de sécurité traditionnelles. Leur champ d’action s’est élargi pour inclure des secteurs qui étaient autrefois considérés comme des refuges sûrs, élargissant ainsi la portée et l’échelle des cibles potentielles.

Cependant, toutes les menaces ne proviennent pas d’acteurs externes, les menaces internes demeurent un problème persistant. Contrairement aux menaces externes, les menaces internes émanent de l’intérieur de l’organisation et peuvent être plus difficiles à détecter. Qu’il s’agisse d’un employé mécontent, d’un membre du personnel négligent ou d’un cadre disposant de privilèges d’accès excessifs, les dommages qui peuvent être infligés de l’intérieur sont souvent profonds. La motivation peut varier du gain financier aux raisons idéologiques, mais le résultat est le même : une compromission de l’intégrité du système.

Dernièrement, une forme hybride de menace a également commencé à émerger, combinant le piratage externe avec des informations internes. En général, un acteur externe compromet un acteur interne, soit par la coercition, soit en exploitant son mécontentement, pour faciliter une cyberattaque. Ces menaces sont particulièrement préoccupantes car elles exploitent à la fois les vulnérabilités internes et l’expertise externe, ce qui les rend plus difficiles à prévoir et à contrer.

C’est cette variété et cette évolution des menaces qui rendent la tâche de la cybersécurité plus ardue que jamais. Une approche « taille unique » (la même taille de vêtements pour tout le monde) est manifestement insuffisante. À mesure que les vecteurs de menace se diversifient, une stratégie de défense adaptative multicouche devient impérative. La cybersécurité n’est plus simplement un problème informatique, mais un défi complexe exigeant une approche pluridisciplinaire impliquant la gouvernance, la formation des employés, les dispositifs technologiques de protection et la surveillance proactive

📚 Les types courants de vulnérabilités

Malgré l’accent mis sur les menaces avancées, ce sont souvent des vulnérabilités basiques qui conduisent à des violations significatives. Ces vulnérabilités vont des défauts logiciels aux défaillances opérationnelles, et les traiter est essentiel pour l’hygiène de la cybersécurité d’une organisation.

L’une des vulnérabilités les plus répandues est le logiciel obsolète. Il n’est pas rare que les organisations continuent d’utiliser des systèmes hérités et des packages logiciels obsolètes qui ont des failles de sécurité connues. Les cybercriminels, bien conscients de ces faiblesses, peuvent les exploiter pour accéder de manière non autorisée aux systèmes, souvent sans déclencher d’alarmes.

Une autre vulnérabilité fréquemment négligée est la mauvaise configuration. Les administrateurs laissent parfois les systèmes avec des paramètres par défaut, des politiques de mot de passe faibles ou des ports ouverts, créant involontairement des points d’entrée faciles pour les attaquants. Ces mauvaises configurations peuvent sembler triviales mais peuvent offrir à un pirate le même accès qu’une attaque par logiciel malveillant avancé, les rendant particulièrement insidieuses.

Les interfaces et API non sécurisées présentent également un risque significatif. À mesure que les organisations dépendent de plus en plus de services tiers et de solutions basées sur le cloud, elles négligent souvent la sécurité des API et des interfaces utilisateur qui connectent ces services. Une cryptographie faible ou l’absence d’une authentification appropriée peuvent exposer ces interfaces à diverses formes d’attaques, notamment les fuites de données et l’accès non autorisé.

L’erreur humaine constitue une autre vulnérabilité couramment sous-estimée. Les attaques de phishing réussissent souvent non pas en raison de faiblesses technologiques, mais en raison d’une négligence humaine. Les employés peuvent télécharger involontairement des pièces jointes malveillantes ou de fausses mise à jour, ou cliquer sur des liens compromis, offrant aux attaquants une position au sein du réseau de l’organisation.

Les vulnérabilités réseau sont également couramment ignorées. Elles peuvent aller des endpoints (éléments du réseau périphériques) du réseau non protégés à une mauvaise segmentation au sein du réseau. Alors que les organisations se concentrent souvent sur la protection du réseau central, des éléments périphériques tels que les imprimantes ou les appareils IoT peuvent rester exposés. Les attaquants peuvent compromettre ces nœuds moins sécurisés comme des points de passage pour accéder à des actifs plus critiques au sein du réseau.

N’oublions pas les vulnérabilités liées au stockage des données, en particulier lorsque les données sont stockées dans le cloud. Les organisations peuvent ne pas crypter adéquatement les données sensibles ou ne pas avoir une politique d’accès aux données appropriée. De telles négligences peuvent entraîner des violations de données qui sont coûteuses non seulement en termes financiers, mais qui peuvent également gravement ternir la réputation d’une entreprise.

Enfin, l’absence d’un plan complet et éprouvé de réponse aux incidents peut être une vulnérabilité en soi. Les organisations se préparent souvent aux menaces qu’elles considèrent comme importantes tout en en ignorant d’autres. Lorsqu’une menace moins anticipée se manifeste, l’absence d’une réponse préparée peut aggraver la situation, entraînant une compromission plus importante.

Dans le paysage en constante évolution des menaces cybernétiques, l’importance d’identifier et de remédier à ces vulnérabilités courantes ne peut être surestimée. Aborder ces problèmes fondamentaux est une étape cruciale vers l’établissement d’une posture de cybersécurité résiliente et ne doit pas être éclipsé par la focalisation sur des menaces plus exotiques et avancées.

📚 Menaces émergentes en cybersécurité

L’évolution rapide de la technologie est une arme à double tranchant, apportant non seulement des avancées, mais aussi de nouvelles menaces sophistiquées en cybersécurité. Alors que les organisations luttent pour corriger les vulnérabilités existantes, les menaces émergentes emmènent la cybersécurité dans des territoires inexplorés qui présentent de nouveaux défis.

L’une de ces menaces émergentes est représentée par les attaques de ransomware ciblant les appareils de l’Internet des objets (IoT). Alors que le ransomware n’est guère nouveau, son utilisation pour compromettre des appareils IoT tels que les thermostats intelligents, les équipements médicaux ou les véhicules connectés devient de plus en plus répandue. Les attaquants découvrent que ces appareils ont souvent des protocoles de sécurité plus faibles, ce qui les rend plus faciles à exploiter. Une fois compromis, ces appareils peuvent être manipulés à diverses fins malveillantes, notamment l’extraction de données et la mise hors service des systèmes. Ce qui peut présenter des enjeux extrêmement importants.

Une autre préoccupation importante est le phénomène croissant des deepfakes et des faux médias. Les avancées en matière d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle rendent de plus en plus facile la création de vidéos, d’enregistrements audio et de contenus écrits fictifs réalistes. Cela pose des menaces graves, de la désinformation au vol d’identité et à l’espionnage. Les cybercriminels commencent à exploiter ces capacités pour créer des attaques de phishing convaincantes ou pour manipuler l’opinion publique.

Les attaques pilotées par l’intelligence artificielle (IA) sont une autre menace émergente qui mérite une attention particulière. L’IA peut traiter d’énormes volumes de données beaucoup plus rapidement que n’importe quel être humain, identifiant des vulnérabilités à une vitesse sans précédent. À mesure que les modèles d’apprentissage automatique deviennent plus sophistiqués, ils deviennent également plus efficaces pour contourner les systèmes de détection, créant ainsi un nouveau niveau de menaces difficiles à anticiper et à contrer.

Les risques liés à l’informatique quantique ne peuvent pas non plus être ignorés. Bien que cette technologie ne soit pas encore très opérationnelle, son développement posera des défis aux méthodes de chiffrement actuelles. Les techniques cryptographiques traditionnelles qui reposent sur la complexité de certains problèmes mathématiques seront facilement contournées par les capacités de l’informatique quantique, rendant la plupart des chiffrements existants obsolètes.

La croissance de la technologie 5G entraîne de nouveaux types d’attaques liées à l’infrastructure elle-même. La 5G s’apprête à révolutionner la manière dont les données sont transférées sur les réseaux, mais la technologie introduit également des vulnérabilités. La plus grande surface d’attaque offerte par un écosystème 5G interconnecté pousse déjà les attaquants à explorer de nouvelles méthodes pour attaquer ces systèmes, exigeant des stratégies défensives entièrement nouvelles.

Une autre tendance perturbatrice est l’émergence d’attaques contre la chaîne d’approvisionnement, où les cybercriminels ciblent des éléments moins sécurisés dans la chaîne d’approvisionnement d’une organisation, pour les utiliser comme passerelle pour compromettre une entité plus importante. Cette stratégie a été célèbre dans l’attaque SolarWinds et devient une méthode de plus en plus populaire pour violer des cibles de haut niveau.

Des menaces émergentes comme celles-ci nécessitent une approche proactive et tournée vers l’avenir de la cybersécurité. Se défendre contre ces menaces requiert non seulement une posture de sécurité robuste, mais également un engagement continu envers l’innovation et l’adaptabilité. Il incombe aux organisations de rester informées de ces nouvelles menaces et de développer des stratégies et des technologies adaptatives pour les atténuer efficacement.

📚 Le facteur humain

La conjugaison de la technologie et du comportement humain crée un écosystème complexe où même les mesures de cybersécurité les plus avancées peuvent être rendues inefficaces en raison de facteurs humains. Ironiquement, alors que les organisations investissent massivement dans des systèmes de sécurité avancés, elles sous-estiment souvent les effets de comportements humains inadaptés, d’une formation inadéquate et de l’utilisation de l’ingénierie sociale par les pirates, tous ces éléments pouvant affaiblir de manière significative une posture de cybersécurité par ailleurs robuste.

Une des préoccupations les plus pressantes concerne les attaques d’ingénierie sociale. Ces attaques reposent moins sur la sophistication technologique que sur la manipulation de la psychologie humaine. Le phishing demeure la forme la plus répandue d’attaque par ingénierie sociale, où les attaquants trompent les employés pour qu’ils divulguent des informations confidentielles ou des identifiants. Le succès de ces attaques dépend souvent de la capacité de l’attaquant à instiller un sentiment d’urgence ou à exploiter la confiance de la victime, contournant ainsi complètement les défenses technologiques.

De plus, l’adoption croissante du travail à distance a intensifié le risque de vulnérabilités liées à l’humain. Les employés travaillant depuis chez eux peuvent ne pas respecter strictement les protocoles de sécurité, utilisant des appareils personnels pour le travail ou négligeant de se connecter via des VPN sécurisés. Ce comportement étend la surface d’attaque, créant des opportunités pour que les cybercriminels en profitent.

Le manque de formation adéquate aggrave le problème. Les organisations se concentrent souvent sur les défenses techniques tout en négligeant d’éduquer les employés sur les risques d’une mauvaise hygiène de cybersécurité. Sans une compréhension appropriée des menaces auxquelles ils sont confrontés, les employés peuvent involontairement devenir le maillon faible de la chaîne de sécurité, quelle que soit l’avancée des solutions technologiques employées par l’organisation.

Il est également essentiel de prendre en compte les menaces internes, qui peuvent aller de collaborateurs mécontents divulguant intentionnellement des informations sensibles à des membres du personnel contribuant involontairement à des vulnérabilités en raison d’un manque de sensibilisation ou de négligence. Le modèle de menace interne est particulièrement difficile à atténuer car ces individus ont déjà un accès autorisé au réseau, ce qui rend difficile la détection des activités malveillantes avant qu’un dommage significatif ne se produise. Néanmoins, il existe des solutions à cette problématique.

L’impact du comportement humain s’étend aux échelons supérieurs d’une organisation. Les dirigeants peuvent ne pas avoir une compréhension complète des subtilités de la cybersécurité, ce qui peut entraîner une allocation budgétaire inadéquate ou une absence de stratégie de cybersécurité globale. Lorsque la direction ne donne pas la priorité à la cybersécurité, elle envoie un message à travers la hiérarchie qui peut perpétuer une approche négligente de ce qui devrait être une préoccupation opérationnelle cruciale.

Aborder le facteur humain en cybersécurité nécessite une approche multifacette qui associe des solutions technologiques à des programmes de formation complets, une surveillance continue et une culture d’entreprise qui donne la priorité à la sécurité en tant que responsabilité collective. L’élément humain en cybersécurité, s’il n’est pas correctement pris en compte, continuera de servir de vulnérabilité persistante pouvant être exploitée avec des conséquences potentiellement dévastatrices.

📚 Vulnérabilités de l’écosystème technologique

L’écosystème technologique est le mélange complexe de logiciels, de matériel et d’architecture réseau utilisé par l’entreprise pour ses opérations IT. S’il améliore l’efficacité et la fonctionnalité, il introduit également une multitude de vulnérabilités pouvant être exploitées par des cybercriminels. Chaque couche de la pile technologique, de l’exploitation au niveau de l’application, peut avoir des faiblesses inhérentes qui servent de vecteurs potentiels d’attaque.

Les vulnérabilités logicielles sont parmi les plus couramment exploitées. Celles-ci peuvent aller des systèmes non corrigés et des logiciels obsolètes à des pratiques de codage non sécurisées. Les attaquants ciblent souvent les vulnérabilités connues du logiciel, les exploitant pour obtenir un accès non autorisé ou exécuter un code arbitraire. Les risques sont particulièrement élevés dans les organisations qui dépendent de systèmes hérités, car ces anciennes plateformes ne reçoivent souvent plus de mises à jour de sécurité régulières.

Du côté du matériel, l’avènement d’architectures de plus en plus complexes a donné naissance à un nouvel ensemble de vulnérabilités. Des problèmes tels que les bugs de micrologiciel et les configurations matérielles non sécurisées peuvent exposer les systèmes à diverses techniques d’attaque, notamment les attaques basées sur le matériel. De plus, la prolifération des appareils IoT a élargi la gamme de matériel à sécuriser, nécessitant souvent des approches spécialisées pour garantir que ces appareils ne deviennent pas des points d’entrée pour des attaques.

L’architecture réseau comporte également son ensemble de vulnérabilités. Des pare-feu mal configurés, des protocoles de cryptage faibles et une segmentation réseau inadéquate peuvent permettre aux attaquants de se déplacer latéralement à travers un réseau une fois qu’ils ont obtenu un accès initial. Cela leur permet d’escalader les privilèges et d’accéder à des données sensibles ou à des systèmes critiques. De plus, l’adoption croissante de services cloud introduit un nouvel ensemble de complexités et de vulnérabilités. Bien que les fournisseurs de services cloud offrent généralement des fonctionnalités de sécurité robustes, des configurations incorrectes peuvent laisser des données exposées et des réseaux vulnérables.

La convergence de ces couches (logiciel, matériel, réseau) ajoute une autre forme de complexité. Les points d’intégration entre différentes technologies peuvent servir de points faibles potentiels. Un attaquant peut les exploiter pour passer d’une couche à une autre, augmentant l’ampleur et l’impact d’une attaque. Ce type de vulnérabilité multicouches est particulièrement préoccupant car il peut être plus difficile à détecter et à atténuer.

Traiter ces problématiques exige une approche intégrée qui va au-delà de la gestion des correctifs. Cela nécessite des évaluations continues des vulnérabilités, des tests de pénétration et une compréhension approfondie de la façon dont différentes couches de l’écosystème technologique interagissent les unes avec les autres. Des stratégies doivent être en place non seulement pour défendre chaque couche indépendamment, mais aussi pour sécuriser l’ensemble de l’écosystème. Une “défense en profondeur” peut fournir plusieurs lignes de défense successives, minimisant l’impact de l’exploitation d’une seule vulnérabilité.

📚 Impact sur les Infrastructures Critiques

En matière de cybersécurité, il existe peu de cibles aussi conséquentes que les infrastructures critiques. Composant des secteurs tels que l’énergie, les soins de santé et les systèmes financiers, ces éléments fondamentaux de la société moderne fonctionnent non seulement comme des industries classiques, mais également comme des systèmes vitaux qui soutiennent notre mode de vie. Par conséquent, l’impact des menaces et des vulnérabilités en cybersécurité prend une ampleur exponentielle lorsque ces secteurs en sont la cible.

Dans le secteur de l’énergie, par exemple, une cyberattaque réussie contre un réseau électrique pourrait entraîner des pannes généralisées. L’effet en cascade d’un tel incident s’étendrait bien au-delà de simples inconvénients, perturbant potentiellement les services d’urgence, affectant les processus de traitement de l’eau et paralysant les industries qui dépendent fortement d’une alimentation électrique continue. L’attaque contre le réseau électrique ukrainien en 2015 constitue un exemple impressionnant, lorsqu’une cyberattaque bien coordonnée a entraîné d’importantes perturbations de l’alimentation électrique, touchant des centaines de milliers de personnes.

Les soins de santé présentent un autre domaine à haut risque, où les implications d’une cyberattaque peuvent être littéralement une question de vie ou de mort. Les attaques de ransomware contre les hôpitaux se sont avérées capables de désactiver des systèmes critiques, des dossiers des patients aux machines de maintien en vie. Pendant la pandémie de COVID-19, le secteur de la santé a connu une recrudescence des cyberattaques, révélant comment les vulnérabilités peuvent être impitoyablement exploitées en période de crise, mettant ainsi immédiatement des vies en danger.

Les systèmes financiers sont également des cibles de choix, compte tenu de leur rôle central dans les économies nationales. Une attaque réussie pourrait non seulement entraîner le vol de sommes d’argent considérables, mais aussi ébranler la confiance dans les institutions financières, potentiellement conduire à l’instabilité des marchés. Des menaces sophistiquées telles que les menaces persistantes avancées (APT : advanced persistent threats) ont montré leur capacité de rester indétectées pendant des périodes prolongées, contaminant progressivement des actifs et collectant des renseignements qui pourraient être utilisés pour de futures attaques.

Les vecteurs d’attaque dans ces secteurs exploitent souvent les caractéristiques mêmes qui rendent ces systèmes robustes et efficaces. Par exemple, l’interconnexion permettant le partage de données en temps réel et la coordination des systèmes peut également offrir des voies de propagation rapide des logiciels malveillants à travers les réseaux. De plus, les systèmes hérités, souvent présents dans ces secteurs en raison des coûts élevés de migration et des risques liés aux mises à jour, présentent leur propre ensemble de vulnérabilités pouvant être exploitées.

Par conséquent, la posture de cybersécurité pour la protection des infrastructures critiques doit être plus rigoureuse, englobant non seulement des mesures technologiques, mais aussi des cadres complets d’évaluation et de gestion des risques. Des stratégies spécifiques à chaque secteur, prenant en compte les défis et les conséquences uniques de chaque industrie, sont indispensables. La résilience cyber des infrastructures critiques est non seulement une exigence organisationnelle, mais aussi une question de sécurité nationale.

📚 Stratégies d’atténuation et meilleures pratiques

Une cybersécurité efficace ne se limite pas à la mise en œuvre des dernières solutions technologiques, c’est une approche multifacette qui combine la technologie, l’organisation et les facteurs humains. Pour faire face aux menaces et aux vulnérabilités que nous avons évoquées, il faut une approche stratégique basée sur les meilleures pratiques adaptées aux besoins et aux risques spécifiques d’une organisation.

Tout d’abord, la surveillance continue du paysage des menaces est indispensable. Les modèles de sécurité basés sur le renseignement permettent aux organisations d’anticiper de nouveaux types de menaces, permettant ainsi une action préventive plutôt qu’une simple réaction. Cela est réalisé par divers moyens, tels que la chasse avancée aux menaces, les outils de surveillance automatisés, et même l’utilisation de flux d’informations sur les menaces qui peuvent fournir des informations en temps réel sur les risques émergents.

En ce qui concerne les vulnérabilités de l’écosystème technologique, le principe de « moindre privilèges » doit être appliqué rigoureusement. Limiter les autorisations au strict minimum nécessaire pour chaque utilisateur, système et application réduit la surface d’attaque. Combiné à une gestion d’accès robuste, cela peut garantir que les dommages potentiels des violations sont contenus. La gestion régulière des correctifs, non seulement pour les logiciels, mais aussi pour les composants matériels, est obligatoire. Cela garantit que les vulnérabilités connues sont corrigées avant de pouvoir être exploitées.

Les facteurs humains, y compris le comportement et la prise de décision des employés, jouent un rôle important dans la vulnérabilité d’une organisation aux menaces cyber. Par conséquent, la sensibilisation à la cybersécurité ne doit pas être un exercice ponctuel, mais un programme continu. Éduquer le personnel sur les dernières tactiques d’ingénierie sociale, les escroqueries par hameçonnage et l’importance d’une bonne hygiène en cybersécurité contribue grandement à prévenir les attaques réussies.

Pour atténuer les risques liés aux tiers, il est impératif de mener un audit de sécurité complet des partenaires de la chaîne d’approvisionnement. La posture de sécurité de ces partenaires doit être alignée sur les normes de votre organisation. Les contrats doivent explicitement préciser les attentes en matière de cybersécurité, et des audits réguliers doivent être menés pour garantir la conformité.

Lorsqu’il s’agit d’infrastructures critiques, des mesures supplémentaires doivent être prises. Une approche multipartite impliquant non seulement l’organisation, mais aussi les organismes de réglementation et, dans certains cas même, les organismes gouvernementaux peuvent être nécessaire.

Les plans d’intervention en cas d’incident doivent également être réévalués et adaptés spécifiquement aux types de menaces et de vulnérabilités les plus pertinents. Ces plans doivent être testés régulièrement au moyen d’exercices simulés qui mettent à l’épreuve la capacité de votre organisation à répondre efficacement en conditions de crise. Des revues après action doivent être menées pour affiner continuellement ces plans.

Par-dessus tout, la direction exécutive doit s’impliquer dans les efforts de cybersécurité. Une approche descendante garantit que la cybersécurité n’est pas seulement un problème informatique, mais une priorité organisationnelle. Cela implique non seulement des investissements dans la technologie, mais aussi dans des personnel qualifiés capables de gérer des paysages de cybersécurité complexes.

Le paysage actuel de la cybersécurité est composé de menaces et vulnérabilités qui nécessitent une attention immédiate. Les organisations ne peuvent pas se permettre une attitude réactive. Par conséquent, une approche stratégique et multicouche de la cybersécurité n’est plus facultative, elle est une nécessité.

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