Le dirigeant et la cybersécurité

“Si l’histoire ne se répète jamais, elle bégaie pas mal.”

Avec un peu d’intelligence analogique, on peut en tirer des enseignements utiles pour développer sa vision du présent et son anticipation de l’avenir. Nous allons appliquer cela à l’innovation et la cybersécurité.

Un léger retour en arrière

En 1884, un de mes arrière-grand-oncles, capitaine de navire au long cours de retour de cabotages en Indochine, s’est noyé en mer, à 500 mètres de la plage d’Honfleur. Il faut dire qu’il ne savait pas nager (c’était malheureusement courant dans la marine à l’époque). Le reste de la famille, paysans, petits commerçants et maîtres d’armes, pensèrent tous qu’il était bien dangereux d’aller ainsi naviguer et que mieux valait rester sur le plancher des vaches. Car aucun ne savait nager.

Ils auraient pu aussi décider d’apprendre à nager pour pouvoir aller découvrir le vaste monde. Mais non, il n’y eut plus aucun voyageur dans la famille pendant plusieurs générations.

Revenons à la cybersécurité

La cybersécurité aujourd’hui est vécue comme compliquée et astreignante. On s’y sent maladroit et empêtré. Se mettre à la cybersécurité, c’est comme apprendre à nager quand on a 10 ans, avec ces ridicules brassards aux bras et la peur de boire la tasse.

C’est vrai que ce n’est pas simple.

Mais c’est nécessaire si on veut explorer le monde du digital. C’est ce qui va éviter de couler non pas sous l’effet de la houle assassine mais de hackers tout aussi assassins.

Si la cybersécurité n’est pas assez sécurisante…

Dans une organisation où le risque cyber n’est pas maîtrisée, où les employés se sentent en danger, on constate une auto-censure digitale, une inhibition protectrice. Le réflexe de défense naturel (et sain) de quelqu’un qui ne sait pas nager et va s’arrêter dès qu’il a de l’eau au-dessus des genoux.

Cette inhibition est parfois entretenue par un responsable informatique à qui on a demandé « pas de pertes ! ». La meilleure façon de ne pas perdre, c’est de ne pas jouer. Comme une mère poule qui enjoint à ses enfants de ne pas s’éloigner, on encourage les employés à la prudence digitale…

Tout ceci ne va pas aider l’organisation à prendre le virage du digital, à créer un lien digital fort avec ses clients, ses fournisseurs, tout son environnement, à innover, tester, essayer… Ces actions que l’on sait vitales pour maintenir une valeur ajoutée correcte, que l’on ait une activité intellectuelle, industrielle, ou même manuelle !

Mais alors que faire ?

Il fallut plusieurs générations pour, qu’ayant appris à nager, d’autres membres de ma famille partent explorer le monde. Nos organisations auront-elles plusieurs générations pour se digitaliser ?

Mieux vaudrait installer une cybersécurité de qualité, qui sécurise l’organisation, le dirigeant, le responsable informatique et les employés. Que tous puissent sereinement s’enhardir à explorer le monde digital : utiliser les réseaux sociaux avec leurs clients, le webmarketing dans le commercial, le partage d’information et les pratiques collaboratives avec clients et fournisseurs, etc…

On constate d’ailleurs que les organisations avec la meilleure cybersécurité sont celles qui innovent le plus dans le domaine digital. Car elles ont suffisamment diminué le risque pour pouvoir le faire.

En conclusion

La cybersécurité n’est pas une action défensive pour protéger ses acquis mais bien une nécessité pour pouvoir adopter une stratégie offensive dans le monde digital.

La morale de mon histoire n’est pas que mon arrière-grand-oncle n’aurait pas dû naviguer, mais qu’il aurait dû apprendre à nager.

Bon courage à tous !

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